Psychosomatique et cancer
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CANCER

  Les pionniers


   Les recherches présentées ici démontrent l'importance de l'inhibition de l'action et ses relations avec le cerveau et les systèmes neuro-endocrinien et immunitaire.

  Henri Laborit

  Il est révolté de constater que, lorsque l'action opératoire et l'homéostase rigoureuse, combinées à la transfusion, a réparé les lésions du patient, dans certains cas la mort survient néanmoins inexorablement.

  Il développe, grâce à ses recherches, l'anesthésie par les synergies médicamenteuses pour réduire le choc opératoire.

  Il passe ensuite progressivement de la thérapeutique des états de choc opératoire à la clinique psychiatrique et découvre les neuroleptiques et de nombreuses autres molécules utilisées aujourd'hui en pharmacologie.

  Au début de la décennie 1970, il découvre que les désordres somatiques liés à l'agression psycho-sociale sont provoqués par un état d'inhibition de l'action.

  Il découvre ensuite que c'est l'inhibition d'action persistante qui provoque les désordres en relation avec la mémoire.

  Il effectue plusieurs expériences pour démontrer ses recherches.

Expérimentation de la cage d'inhibition

1. Un rat est placé dans une cage à plancher grillagé et séparée en deux compartiments par une cloison, dans laquelle se trouve une porte.
  Un signal sonore et un flash lumineux sont enclenchés et après quatre secondes un courant électrique est envoyé dans le plancher grillagé.
  La porte est ouverte. Le rat apprend très vite la relation temporelle entre les signaux sonores et lumineux et la décharge électrique qu'il reçoit dans les pattes.
  Il ne tarde pas à éviter cette "punition" en passant dans le compartiment adjacent.
  A peine est-il arrivé que le plancher bascule légèrement et active les signaux et quatre secondes plus tard le choc électrique.
  Il doit cette fois parcourir le chemin inverse et le jeu de bascule recommence, ainsi que les signaux et le choc électrique.

  Il est soumis à ce va et vient pendant dix minutes par jour pendant huit jours consécutifs.
A l'auscultation, son état biologique est excellent.

2. Cette fois deux rats sont placés dans la cage mais la porte de communication est fermée.
  Ils vont subir le choc électrique sans pouvoir s'enfuir.
Rapidement ils se battent, se mordent et se griffent.

  Après une expérimentation d'une durée analogue à la phase 1, ils sont auscultés et leur état biologique, à part les morsures et les griffures, est excellent.

3. Dans cette nouvelle expérience, un rat est placé seul dans la cage avec la porte de communication fermée.
  Le protocole est identique aux précédentes expérimentations.

Au huitième jour, les examens biologiques révèlent :

- une chute de poids importante;
- une hypertension artérielle qui persiste plusieurs semaines;
- de multiples lésions ulcéreuses sur l'estomac.

Constatation : L'animal qui peut réagir par la fuite (expérience N°1), ou par la lutte (expérience N°2) ne développe pas de troubles organiques.
L'animal qui ne peut ni fuir ni lutter (expérience N°3) se trouve en inhibition de son action et présente des perturbations pathologiques.

  Il en est de même pour l'être humain. Dès qu'il se trouve enfermé, coincé dans une situation sans issue et qu'il ne peut réagir par la fuite ni l'attaque il se trouve dans une situation qui provoque des symptômes plus ou moins importants selon son état de santé physique et psychique antérieur et la durée de la situation.

4. L'expérience numéro trois est à nouveau proposée à un rat avec le même protocole.

  Chaque jour l'animal isolé est soumis, immédiatement après les dix minutes d'inhibition dans la cage fermée, à un électrochoc convulsivant avec coma.
  Au bout des huit jours, et malgré l'intensité agressive de l'électrochoc, l'état de santé du rat est excellent.

  Dans cette expérience il est démontré que l'électrochoc interdit le passage de la mémoire immédiate, à court terme, à la mémoire à long terme.

  L'oubli forcé est ici, pour le rat, un moyen efficace de sauvegarde face à une situation inhibitrice qui se répète.

  Par la suite, Henri Laborit a découvert que la mémoire d'une action gratifiante n'utilise pas les mêmes voies centrales, ni les mêmes médiateurs que celles d'une punition.
  Cela lui a permis de mettre en évidence des médiateurs biochimiques capables de rétablir la mémoire de l'inhibition ou d'en favoriser l'oubli.

  Les découvertes scientifiques de Laborit, trop complexes pour être présentées ici, permettent de comprendre que, pratiquement l'essentiel des accidents physiopathologiques est sous la dépendance des rapports entre l'individu et son environnement, particulièrement social.

  S'il existe des facteurs multiples, microbiens viraux, génétiques, à l'origine des infections et des processus tumoraux, un système immunitaire efficace est généralement capable d'empêcher leur développement.





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